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#51 2016-09-21 09:37:33

clem69
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Re: ~ Métamorphose ~

Aaaaaaaaaaaaaah mais tu peux pas nous faire ça !! C'est horrible ce suspens là sérieux !!!

Mais toujours aussi chouette :)

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#52 2016-09-25 22:25:53

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Désolée … je viens de me rendre compte que ce chapitre finit réellement sur du suspens … Courage, je poste bientôt la suite ! :D


Don't take life to seriously !

"Cette tigresse était notre sœur. Dans l'univers, il n'y a qu'un souffle de vie que nous partageons tous.
Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#53 2016-09-27 18:14:17

vanouloup
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Re: ~ Métamorphose ~

clem69 a écrit:

Aaaaaaaaaaaaaah mais tu peux pas nous faire ça !! C'est horrible ce suspens là sérieux !!!

Mais toujours aussi chouette :)

Je confirme!!!!!!!!!!!!
Tu vas nous tuées hahaha


L'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde.
Tu n'aimes pas les animaux? J'm'en fous je t'aime pas non lus! Catitiz_PDT_12

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#54 2016-09-27 22:33:12

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Nouveau chapitre pour vous les filles ! :D

Je me demandais si vous étiez sur Wattpad ? C'est un site où on peut mettre des histoires en ligne, Métamorphose s'y trouve ici -> https://www.wattpad.com/story/82294851-métamorphose. Il est possible qu'à l'avenir je ne publie plus que là-bas puisque le site est plus sécuritaire qu'ici (mais bon c'est à voir, car si vous n'y êtes pas, ne vous inquiétez pas, je continuerai à vous poster l'histoire ici). Enfin bon, c'était juste pour vous dire qu'une petite lecture et un vote sur le site m'aiderait à rendre mon histoire visible pour plus de lecteurs, donc si jamais vous passiez par là ;)

J'espère que ce chapitre vous plaira … enfin bon, l'action commence x)


http://img4.hostingpics.net/pics/315818BannireLejeudelavieetdelamort.png


Chapitre 17 :


    Non ! Ce même cauchemar. Je posai la main sur mon cœur pour sentir ses battements violents. Il cognait si fort dans ma poitrine que j’en eu un vertige. Ce bref instant me laissa tremblant dans mon lit. Que faire alors que la fatigue se dessinait sous vos yeux mais que l’angoisse rendait la tâche de se rendormir absolument impossible ? Discret, je me glissai hors de mon lit, mon T-shirt de pyjama collait à mon torse, cette sensation toujours aussi désagréable ne me dérangeait plus autant qu’auparavant. La peur dégageait une grande quantité de chaleur, pas étonnant que l’univers des monstres avait autrefois utilisé cette émotion comme source d’énergie dans le monde incroyable des dessins animés. Mes pieds captaient toute la fraicheur du parquet, j’étais alors à deux extrêmes : les pieds en antarctique et la tête au Sahara. Ma vie correspondait à actuellement à ce fouillis, la situation ne me surprenait même plus. Á pas de loup, j’avançais vers la fenêtre pour voir si mon copain le chien errant avait remis ses activités de houligan. Le bâtard avait déjà décoré la rue de sa façon si charmante. Un fin sourire se dessina sur mon visage tandis que je contemplais son œuvre d’art. J’envisageai de me recoucher lorsqu’une ombre fantomatique m’arracha de mon rêve éveillé, une silhouette filant à travers la rue. Paralysé par ce dont je venais d’être témoin, je continuai de regarder le lieu où je croyais avoir vu un fantôme immobile. Puis sans comprendre d’où me venais cet élan de folie, j’attrapai des vêtements que j’enfilai en deux t’en trois mouvements et quittai ma chambre. Même la porte fermée à clé ne fut pas un obstacle suffisant pour m’empêcher de partir. Á dire vrai, j’avais simplement jetés les clés de la maison dans ma poche de jean et j’avais sauté par la fenêtre de ma chambre pour m’échapper sans risquer d’alerter mes parents. J’atterris un peu lourdement sur la pelouse, un genou à terre. Une très faible douleur se fit ressentir mais rien qui ne puisse m’empêcher de poursuivre ma course de setter endiablé. Silence et discrétion étaient maîtres mots ! Mon cœur cognait de nouveau intensément dans ma poitrine, cependant ce stress était contrôlé et je pouvais garantir avec la certitude d’une boussole qui indique le nord que je n’avais pas de risques de me métamorphoser. A petites foulées légères je me déplaçais dans le quartier laissant mon instinct sauvage me guider puisque j’avais perdu l’ombre depuis longtemps déjà.

    Je tournais en rond comme un chien après sa queue. J’avais emprunté cette ruelle au moins deux fois. Inutile de poursuivre, je devais me résigner à abandonner et rentrer chez moi. Et puis il fallait avouer qu’après ce qui s’était passé dans la ville ces derniers temps, ce n’était pas très prudent de ma part de me promener dehors à n’importe quelle heure de la nuit. La peur. Mon imagination me joua un tour et sur le bord de l’arrêt cardiaque je me retournai d’un bond. Une branche d’arbre, ce n’était que cela dans mon dos, seulement la Nature joueuse qui me taquinait. Bien sûr, tu n’es qu’un trouillard mon gars, me soufflai-je avec non une once de soulagement. Réflexe d’herbivores ! m’aurait charrié Edward s’il avait été présent. Cette pensée m’arracha un sourire. Il était temps de rentrer à la maison et de dormir un peu.
C’est sur le chemin du retour que tout bascula ! Je m’étais aventuré relativement loin de chez moi, et l’adrénaline étant retombée il ne me restait plus qu’à marcher. J’avais décidé de couper par le parc malgré le portail fermé pour la nuit. D’un nouveau saut je franchissais le portillon et m’aventurais dans l’obscurité, et je fus impliqué sans avoir le temps d’y réfléchir. Je courus me placer devant Sonya. Mon regard la foudroyait froidement.
-Qu’est-ce que … ?!?
Elle ne me laissa pas finir ma phrase, un ruger me percuta trois fois dans la poitrine. Des cous d’une force bien inférieure à ce que j’imaginais.
-Pousse toi, tu gènes, s’exclama-t-elle.
Je découvrais devant moi une personne que je ne connaissais pas, l’assassin du premier soir, cependant différent. Dans ses yeux bleus luisait une étincelle de folie, sauvage, cruelle, une battante et au-delà, la furieuse envie de vivre librement jusqu’à la fin. Sonya respirait la puissance fière d’une panthère sombre impitoyable. Elle imposait le respect. Elle me faisait peur. Bien plus encore à la jeune femme qui serait probablement la victime de cette furie. Je ne bougeais pas d’un pouce.
-Dégage ! lança de nouveau la meurtrière.
-Hors de question, arrête toi c’est de la folie. Je me retournai vers la personne qui suivait notre échange avec des yeux incrédules. Ne vous en faites pas, je ne laisserai rien de mal vous arriver, promis-je même si l’espoir de sortir vivant du parc n’était clairement pas là.
J’étais intervenu sans avoir le moindre plan. Un réflexe inné. Nous étions fichus, Sonya rêvait de m’anéantir depuis longtemps déjà, aujourd’hui l’occasion parfaite se présentait. Et tes réflexes de proie bon sang ?! Sonya leva les yeux au ciel, exaspérée, pauvre fou, je devinais ses pensées sans difficulté.
-Très bien, si c’est vraiment ce que tu veux. Je baisse les armes, déclara-t-elle tandis qu’elle rangeait son instrument de mort dans son fourreau, ne vient pas te plaindre si tu finis blessé, je t’aurais prévenu.
J’en restais sans voix, loin de comprendre les propos de Sonya. Elle capitulait si vite, elle ? Je n’en revenais pas, le soulagement se lut sur mon visage, car l’adolescente grimaça de dégoût, pour ma part j’avais l’impression que mes jambes me lâcheraient et ne marcheraient plus jamais. C’était un miracle d’avoir raisonné la psychopathe. Et ensuite tout se passa si vite ; je me retournai pour m’assurer que la cible de Sonya allait bien quand un coup de pied me percuta les côté tandis qu’une lame me déchirait la peau de la joue. La douleur me rattrapa lorsque mon genou blessé toucha le sol une fois encore. Un gémissement s’échappa d’entre mes dents. Je suivais l’action sans plus rien comprendre, la jeune femme avait voulu me poignarder et Sonya avait sauvé ma peau de justesse, s’interposant entre moi et l’ex-victime. Cette dernière me lançait un regard noir, haineux, elle me détestait, elle voulait me voir mort. Si Sonya n’avait pas été devant elle, la demoiselle m’aurait craché à la figure avant de me poignarder jusqu’à être sûre et certaine que mon cœur avait cessé de battre. Comme la lutte avait commencé, elle s’acheva aussi rapidement. Un coup paré par Sonya, qui retourna la lame contre son adversaire pour venir lui planter dans la gorge. Une giclée écarlate traversa la nuit. Elle cracha du sang, s’étouffa dans son propre élixir de vie et bien vite retomba inerte sur le sol. J’étais sidéré par ce qui venait de prendre place sous mes yeux. Un instant plus tôt nous étions encore trois êtres vivants dans ce parc. Á présent, l’un d’entre nous était un cadavre encore chaud. Je ravalais un haut le cœur, choqué, tout autant que la première fois où j’avais vu un homme mourir sous mes yeux. Sonya prit une profonde inspiration, plaça son arme dans un sac en plastique puis l’enfourna dans sa poche. Elle croisa mon regard.
-Ca va ? Demanda-t-elle s’approchant de moi la main tendue.
Je supposai qu’elle me voyait tel un chat, les deux pupilles rondes de frayeur car sa voix semblait inquiète. J’opinai d’un infime mouvement de tête avant de me relever avec son aide. J’avais eu chaud !
-Qu’est-ce que … c’était quoi ça ? Demandai-je en bégayant.
J’avais besoin de comprendre ! J’avais besoin d’explications ! L’adolescente m’adressa alors un regard chargé d’empathie, une expression que je ne lui connaissais pas, et alors que l’actrice talentueuse aurait pu me le jouer avec brio, je sentais que cela venait du cœur. Pour la première fois je perçais sa coquille, elle était sincère.
-C’est compliqué, commença-t-elle avant de se taire.
Son regard sillonna le parc à la façon d’un radar militaire.
-Nous ne sommes pas seuls Sam, reste près de moi ! M’ordonna-t-elle avec l’autorité de la louve alpha.
Pas la peine de le répéter, j’avais compris le message. Je me plaçais à ses côtés, tenais ma langue, et tendais l’oreille pour repérer l’espion. Une brindille craqua. Doublé par Sonya, je jetai un coup d’œil dans la direction d’un large platane entouré de buis. Cachette idéale.
-Sort de ta planque scélérat ! Déclara la jeune femme haut et fort.
J’entendais un hoquet de surprise et un souffle de peur. C’était un amateur à coup sûr.
-Je n’ai pas la patience d’attendre … , gronda Sonya avec plus de violence.
La nuit me réservait encore des surprises, car ma mâchoire m’en tomba lorsque je découvris l’identité de l’espion.
-Je … pardon … pardon … , s’excusa la petite brune potelée qui sortit des buissons.
-Rebecca ! M’exclamai-je dans un élan de détresse.
Que faisait-elle ici ?! J’osai à peine me tourner vers ma sauveuse qui sait comment elle punirait l’adolescente …
-Je suis désolée pour toi Rebecca, si tu avais été plus maligne, tu aurais écouté tes parents quand ils t’on appris à ne pas sortir seule en plein milieu de la nuit.
Son ton était froid, si neutre qu’on n’aurait jamais cru que ces deux filles se connaissaient. Sonya aurait tout aussi pu s’adresser à un mur que sa voix aurait été la même, et peut-être même plus douce. Rebecca sanglota, ses joues rougies, elle avait honte à présent qu’elle saisissait toute l’étendue de sa bêtise, et la gravité de la situation. Sonya posait la main sur son Ruger, elle sentait les pulsions meurtrières de ce dernier. Moi bêtement derrière elle, je sentais de nouveau mon monde s’écrouler. Comment avais-je pu croire que les ennuies étaient terminées ? Je ne faisais que m’y enfoncer de plus en plus profondément.
-On peut s’arranger, non ? Questionnai-je dans l’espoir de gagner un peu de temps.
Rebecca approuva de plusieurs hochements de tête tremblants.
-Oui … , oui !
La demoiselle élancée gambadait toujours ses doigts sur le métal argenté.
-Comment lui faire confiance, qui te dit qu’elle ne racontera pas tout ?! Tu veux faire de la prison, c’est ça que tu veux ?! S’emporta-t-elle.
Ses yeux criaient sa rage. Je secouai la tête. Bien sûr, je risquai beaucoup moins qu’elle dans cette histoire, mais connaissant le personnage j’avais intérêt à m’en méfier.
-C’est juste une erreur, Rebecca était là au mauvais moment, je suis sûr qu’elle est assez perspicace pour faire la part des choses.
D’un regard je l’encourageais à se défendre.
-Je saurai me taire. C’est elle qui t’a attaqué la première, c’est elle qui devrait être derrière des barreaux. Je n’évoquerai jamais l’incident, argumenta-t-elle.
C’était le tribunal qui déciderait de la peine finale, et le juré n’était pas évident à convaincre.
-Hum…, tu es certaine. Est-ce que je peux vraiment compter sur toi ? Demanda Sonya qui tenait son Ruger à bout portant et en suivait la trajectoire du regard.
Rebecca n’était vraiment qu’un rongeur pris au piège par le malicieux félin.
-Sur ma vie ! Répondit-elle en posant la main sur son cœur.
-Sonya … suppliai-je, il y avait bien un cœur derrière cette façade de glace.
Les secondes me parurent des heures jusqu’à ce que la jeune femme daigne enfin abaisser son jouet mortel.
-J’espère que tu tiens à la vie de tes proches, souffla la menaçante adolescente.
Rebecca essuya une larme qui perlait de sa joue, opinant une fois de plus.
-Oui, merci … merci ! S’exclama-t-elle avec gratitude et soulagement.
Sonya avait bien changé, peut-être ne la connaissais-je pas finalement. Peut-être y avait-il lus qu’une simple meurtrière ?  Pour ma part j’aurais pu me liquéfier tellement la pression se relâchait. Nous n’avions pas intérêt à trainer ici plus longtemps. Le temps était contre nous, un témoin de plus et nous filions droit pour la prison. Et j’avais mille questions à poser à miss double vie, plus rien n’avait de sens et elle était la seule à pouvoir me répondre.
-Allez on déguerpit, lança Sonya en agitant sa main libre.
La brune ne se fit pas prier et s’éloigna rapidement, quant à moi je jetais un coup d’œil à Sonya qui observait les grains de poussières à ses pieds avant de lui tourner le dos.
-Désolée Sam.
Ces deux petits mots qui changeaient toute la situation. Secoué d’un frisson de panique je bondis vers elle. Mon regard se porta sur Becca qui partait avant de trouver le Ruger pointé sur son dos. Sonya semblait me dire : « Il n’y a pas d’autres solutions » Non. Non !
-Noooon !!! Hurlai-je tandis qu’impuissant je voyais son doigt s’enfoncer sur la gâchette.

Dernière modification par hikaru552 (2016-10-16 15:27:30)


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#55 2016-10-08 14:55:24

vanouloup
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Re: ~ Métamorphose ~

Alors là... c'est... euh... waouch... Ah oui quand même... Youhou... j'adore... Catitiz_PDT_47 Oulà la merci Catitiz_PDT_18
Et pour Wattpad désolée je connais pas mais je vais aller voir
A bientôt


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#56 2016-10-11 22:37:11

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

J'aime ta réaction Vaouloup ! xD Je m'attendais bien à ce que ça détonne avec ce chapitre, c'est le début du coeur du roman :)

Pas de soucis pour Wattpad, c'est juste un site pour lire des romans gratuitement en ligne, c'est pas mal. Et ça permet aux auteurs de se faire un peu connaître.

Alors voici un nouveau chapitre, révélations en cours ;)


http://img4.hostingpics.net/pics/120117BannireLetempsestvenu.png


Chapitre 18 :

    Une semaine ! Une semaine déjà que l’on pleurait l’adolescente qui avait perdu la vie dans un règlement de compte au parc de l’Étoile. J’avais envie de vomir à chaque fois que je voyais Sonya pleurer dans les bras de camarades de classe venus la consoler. Cette garce fourvoyait tout le monde ! Même Léo qui ne l’appréciait pas plus que moi était venu lui adresser quelques mots de consolation. Á chaque fois que je croisais le regard souriant de Rebecca, dont la photo trônait au milieu du hall, décoré de fleurs, de bougies, de cartes, mon cœur cessait de battre. Je l’avais vu se faire descendre. Je revoyais encore le sang gicler hors de sa poitrine et se répandre sur le sable blanc du sentier. Sonya m’agrippait la main et m’éloignait, et moi je demeurai bouche-bée, incapable de réagir. Pouf. Une seconde. Il n’avait pas fallu beaucoup plus pour que sa vie quitte son corps. Je n’avais pas pu regarder ses parents effondrés venir déposer sa photo au lycée, et tenir un discours au sujet de la joie de leur fille qui avait vécu pleinement jusqu’à présent. Le temps l’avait cueilli trop vite. Non. Non ! Je ne pouvais pas l’accepter ! Je vivais un cauchemar ! Tout ça c’était Sa faute ! Sonya ne faisait que répandre la mort sur son chemin. Elle n’arrêterait jamais !
-J’ai toujours du mal à y croire … ce que racontent les journaux à son sujet … on ne dirait pas Rebecca … , déclara Ed qui fixait le papier imprimé devant lui.
Nous étions avec Léo au foyer des étudiants, un bâtiment annexe au lycée, installé à une table.
-Ce n’est qu’un ramassis de mensonges ! Les médias déforment toujours la réalité. Quelqu’un leur raconte des bêtises qu’ils s’empressent d’écrire sans en vérifier la source ! m’énervai-je.
Mes deux amis écarquillèrent les yeux devant tant d’hostilité. Ils avaient remarqué que j’avais changé. Je ne parlais plus à Sonya, j’étais constamment en colère, mon monde était bouleversé et j’étais perdu.
-Je … je ne savais pas que tu … enfin toi et Rebecca étiez si proches … , murmura Léo qui ne trouvait pas les mots.
Bien sûr tous autant que nous étions, nous pouvions être choqué par la mort de notre camarade, mais là, moi j’étais esquinté, ils ne comprenaient pas. Seulement si je l’avais aimé … ils ne voyaient pas d’autres alternatives. Qui pouvait leur en vouloir ?
-Non, non cela n’a rien à voir ! Mais tu crois sérieusement que Rebecca aurait poignardé une étudiante dans la gorge pour une histoire de drogue ? Oui elle buvait, mais cette fille n’était pas une dealeuse. Attends, tu penses qu’elle aurait le sang-froid au point d’égorger quelqu’un ?!
Je perdais patience, la vérité se trouvait au bout de ma langue. Je n’avais qu’à tout dire et la véritable criminelle serait derrière des barreaux ! J’avais envie de crier. D’avouer. J’ouvrais la bouche : aucun son n’en sortait. J’avais trop à perdre. Les conséquences de la vérité étaient plus importantes que le poids du mensonge.
-Tout le monde à une face cachée Sam … peut-être qu’on ne la connaissait pas si bien finalement.
Á qui le dis-tu ?! Et moi ? Et Sonya ?! Vous nous connaissez ? Autant se faire tatouer le mot « monstre » directement sur le front !
-Enfin, ça ne veut pas dire qu’on croit les bêtises du journal, forcément, rattrapa Léo qui avait vu mon regard noir, lourd de sens.
-Mouais, je vous le dis, cette fille, Rebecca, c’était une fille innocente, incapable de faire du mal aux autre malgré l’enfer qu’on lui a fait subir durant sa scolarité. Elle se relevait à chaque fois avec un sourire. Et maintenant on continue à lui cracher dessus alors qu’elle est morte !
Je n’en pouvais plus. J’entendis le bruit d’un déchirement. Le barrage qui retenait toute ma colère, ma frustration, venait de rompre. Je saisis le journal et le réduit en charpie avant de réaliser que j’étais une bête de foire. Tous les lycéens du foyer avaient les yeux rivés sur moi. Je perdais pied. Je titubais. Croisai le regard d’Edward.
-Je … je vais prendre l’air. Seul ! dis-je d’une voix tremblante.
Je courrai à présent, poussai la porte faisant tomber dans ma précipitation une première année. Incapable de m’excuser je continuais ma course, toujours plus vite, toujours plus loin. Je devais m’éloigner de là ou mon cœur allait exploser. Les hommes n’ont pas le droit d’exprimer leurs doutes, leurs craintes, qu’est-ce qu’on était donc censé faire ? S’enfuir et se cacher pour pleurer ? Dans mon cas, je ne pouvais en parler à personne, même si j’avais un psy attitré muet par le secret professionnel. J’avais trop de problèmes pour que quelqu’un parvienne à recoller les morceaux maintenant !

Á bout de souffle je stoppai ma course au milieu du parc, à mi-chemin entre l’école et le stade. Impossible de fuir plus loin. Mon corps entier tremblait. Mon instinct surnaturel prenait le dessus. J’étais seul. Mais si je me transformai ici, j’allais au devant des problèmes. Je tombais, donc contre un arbre, m’appuyant contre l’écorce rugueuse afin de soutenir mon poids. Je me sentais partir, me perdre dans le labyrinthe de mes pensées. Plus rien n’était clair. Je me trouvais au milieu du dédale. Allez sale pouvoir, termine ton travail ! J’étais trop faible pour lutter de toute façon. Je fermai les yeux et abandonnai. C’est à ce moment où je lâchai prise qu’une main saisit mon poignet.
-Pas maintenant ! S’exclama la personne.
J’ouvrais les yeux, comme réveillé par un seau d’eau glacé jeté au visage. La colère avait pris le pas sur mon pouvoir. La rage un moyen de me contenir. Je la foudroyais, dégageant mon bras de son étreinte. Devant ma venimosité, Sonya n’afficha qu’un air las, las de me trainer toujours derrière elle. Et d’ailleurs pourquoi est-ce que j’étais encore en vie alors que Rebecca était dans sa tombe ?! Les questions m’assaillaient de nouveau, douloureuses, comme milles aiguilles qui s’incéraient sous la peau.
-Laisse … laisse moi ! articulai-je difficilement car mon cœur furieux voulait hurler, tandis que mon instinct me priait de ne pas attirer l’attention.
Elle secoua la tête.
-Sam, il est temps que tu saches la vérité.
-La vérité sur quoi ? Pourquoi tu t’es amusée à revenir au parc et jouer les metteuses en scène. Rebecca tient le poignard, l’étudiante ton flingue, et on masque tout ainsi ! Je ne veux pas savoir Sonya ! Fous moi la paix pour une fois dans ta vie.
J’étais trop furieux contre elle pour que mon esprit s’éclaircisse, pourtant elle me promettait des réponses. La jeune femme rigola, je ne voyais pas pourquoi ? Ma tête était ridicule au point de la faire glousser ?
-Je vais te poser une question Sam, après quoi tu seras libre de m’envoyer bouler comme tu sembles le souhaiter si fort.
Le compte à rebours était lancé jusqu’à son départ.
-Peut-être que pour toi, tous ces crimes se ressemblent, il n’y a aucune différence entre le meurtre de trois jeunes femmes surnaturelles et un homme, mais est-ce que tu as une seule fois pensé à la possibilité qu’il y ait plus d’un assassin ? Je sais que tu m’accuses de tous les torts cependant, je peux te garantir que je suis innocente pour au moins la moitié de ces crimes.
Sa question me frappa de plein fouet. Non évidemment que je ne m’étais jamais posé la question. Pour avoir vu Sonya tuer deux personnes, elle était responsable de tout. Mon esprit n’avait pas une fois cherché d’alternatives à la question, et pourtant, elle disait vrai. Si l’adolescente n’avait pas tué ces gens seule … un complice ?
-Et alors, tu mens comme tu respires et tu manipules les gens, c’est facile de refourguer la faute sur quelqu’un qui n’est pas là pour se défendre ! Je sais ce que j’ai vu !
-Tu dois être un très mauvais croyant dans ce cas, dit-elle rigolant à sa propre blague, quant à ce que tu dis, oui c’est vrai, ce monstre n’est plus de ce monde pour en parler !
Ses yeux avaient changé, Sonya la cruelle, le retour. Je lisais dans son regard le plaisir d’avoir ôté une vie. Dégoûté de m’être ainsi laissé berné, je secouai la tête.
-Je n’aurais jamais dû te faire confiance, tu n’es qu’une meurtrière …
Le mot sembla éveiller en elle une colère froide, aigüe, infinie. Elle m’empoigna sauvagement par le col de ma veste et me plaqua contre l’arbre.
-Et ces pauvres filles qui n’avaient fait de mal à personne ? Tu crois qu’elles méritaient qu’on les chasse comme du gibier pour leur coller une balle dans le crâne ? Ce gars, il ne regrettait rien, pour lui, il a simplement éradiqué un mal du pays. Mais c’étaient des vies, créatures ou humaines, c’étaient des vies, mince ! s’exclama-t-elle en me secouant violemment.
-Qu’est-ce que tu veux dire ? …
Elle soupira, ennuyée par mon manque de réflexion, j’avais bien mon idée sur le sujet, mais je n’y croyais pas.
-Ces meurtres, je sais que tu as remarqué qu’ils visaient essentiellement des êtres surnaturels. Tu connaissais une des trois fées mortes le mois dernier, et inutile de nier, je le sais.
En effet, c’est ce que j’avais constaté, je hochai lentement la tête. Plusieurs assassins. Sonya avait tué celui qui faisait tout ça. Mais cette histoire avait plus d’ampleur, il y avait Des et non Un chasseurs de créatures. Sonya patientait tandis que je remettais les pièces du puzzle en ordre. Je la regardai choqué.
-Oui, il y a des gens qui sont au  courant. Ils n’aiment pas ça, mais alors pas du tout. Les créatures sont le mal, Satan possède leurs âmes. Ce sont des sectes. Elles se contentaient jusqu’à présent de réunions pour prier et défaire le mal, mais récemment les attaques radicales sont devenues nombreuses. Cette étudiante qui a voulu te poignarder, à ses yeux tu n’étais qu’un rebus de la nature, inutile, mauvais.
L’adolescente marqua un silence, le plus douloureux que je connaisse, je déglutis. Les regards haineux. Le rejet. Je le savais trop bien. La différence est effrayante. Je m’illusionnai donc à croire qu’un jour on m’accepterait. Un monstre, rien de plus. Mais de qui me moquai-je ? Si je me cachais ainsi, c’est que je n’avais même pas l’espoir qu’on me regarde autrement qu’une bête de foire. Une larme força le barrage des lois non-dites de la virilité. Je la chassais au plus vite, même si en l’occurrence ce qui me ferait le plus grand bien aurait été d’accueillir à bras ouverts mes émotions, la peine qui m’assaillait de tous côtés.
-Sam si je sui ici, c’est parce qu’on m’a envoyée te protéger. Tu es en danger, ils savent qui tu es vraiment et ils veulent ta peau.
Heureusement que j’étais déjà posé par terre car mes jambes me lâchèrent d’un coup.
-Qui ça on ? Qui ça ils ? Mais de qui tu parles ?! implorai-je pour enfin obtenir des réponses.
Sonya me regardait avec compassion pour la deuxième fois de sa vie. Elle hésitait. Se mordait la lèvre nerveusement.
-Je ne sais pas si tu as vraiment envie de savoir qui ils sont. Ces gens, tes voisins, des amis, peut-être même de la famille. Crois moi, le moins tu en sais, le mieux ce sera pour toi.
Mais pourquoi ? Mes parents me cachaient la vérité, Sonya ne me disait pas tout, et moi je mentais en permanence. L’honnêteté n’existait-elle donc pas dans ce monde ? Ma tête tournait, je tremblais de nouveau. En soit, que m’apportaient les noms de ces gens ? Je les regarderai avec méfiance, crainte, et si mes amis étaient impliqués, et si … Je roulais de droit à gauche, perdant connaissance.
-Sam ! Sam ! Pas maintenant ! s’exclama la blonde qui ne tarda pas à me gifler pour me sortir de ma torpeur.
Je sursautais, de nouveau bien conscient de l’atrocité de la situation. Je découvrais la face cachée de la vie que je croyais connaître. Il y avait un monde invisible : celui des créatures, mais pas seulement, les chasseurs de monstres régnaient aussi, imposant une justice déséquilibrée, et surtout loin d’être aveugle. Dans tout ce que disait Sonya, je voulais bien en croire une partie, mais si cette dernière lutait pour sauver les surnaturels, pourquoi achever Rebecca qui était innocente … Sa mort me hantait chaque seconde de mon existence. Je me raclais la gorge, observant la jeune femme qui me surplombait.
-Pourquoi … pourquoi Rebecca si tu dis protéger les innocents ? demandai-je, incertain qu’elle daigne m’écouter parler d’elle.
Elle lâcha un long soupir. Comme s’il fallait toujours revenir à elle, c’est pas la seule victime de cette histoire, pensait elle à coup sûr.
-Tu ne comprendrais pas même si je t’expliquai Sam. Ce sont des choses que le commun des mortels est incapable de concevoir.
-Je ne suis pas le commun des mortels et tu le sais bien ! Essaie.
Sonya se mordit de nouveau la lèvre, une espèce de tic nerveux. Je sentais à quel point elle hésitait. Elle finit par hocher la tête.
-Disons que le moins de gens en savent, le mieux c’est.
C’était tout ?! Sa réponse ne me satisfaisait pas, pas du tout !
-Quelle originalité ! Des phrases toute faites … , rétorquai-je ironique.
Elle leva les yeux au ciel, cette fois-ci elle lâcherait le morceau.
-Toi contrairement à elle, tu es une créature. Tu as vécu toute ta vie en mentant aux autres. Rebecca n’avait pas idée de ce que c’est de porter un secret si lourd. Elle nous aurait trahi au premier coup de pression. On ne pouvait pas se permettre de prendre ce risque. Sam, crois moi, parfois il faut faire des sacrifices, même s’ils se révèlent douloureux.
Je me redressai aussitôt, la rage de nouveau présente en moi, bouillonnante dans mes veines. Elle se prenait pour qui à choisir qui vivait ou mourait ? Elle justifiait ces meurtres par la nécessité. C’était ridicule !
-Ne me parle pas de douleur alors que tu te fichais d’elle, tu te fiches de tout le monde ici. Laisse moi. Ne me touche pas. Ne m’approche pas. Ne sois plus jamais sur mon dos, ne croise plu jamais ma route !
Sur ces mots venimeux je l’abandonnai dans le petit bois, elle me regardait partir avec une expression peinée. Elle hocha la tête : très bien. Au moins nous étions d’accord. Je n’avais aucune idée d’où j’allais, mais il était hors de question que je retourne au lycée.



Alors que pensez-vous de tout ça ? Le chapitre vous a plu ?

Dernière modification par hikaru552 (2016-10-16 15:28:11)


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Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#57 2016-10-12 14:05:25

clem69
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Re: ~ Métamorphose ~

Oalalalalala franchement les 2 derniers chapitres j'ai GRAAAAAAve kiffé, j'étais à fond dans l'intrigue !! C'est ouf l'histoire là, j'adhère complètement !!!
J'attends impatiemment la suite maintenant haha Catitiz_PDT_18

Et pareil, je connais pas ce site, mais je regarderai ça ce soir pour voir !

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#58 2016-10-12 18:14:58

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Et bien j'ai envie de te dire que ça continue ! Puisque vous êtes à un moment intense, j'essaie de vous poster ça le plus vite possible … Par contre puisque je n'ai pas encore totalement fini il se peut que vous ayez à attendre un peu vers le chapitre 22.

En tout cas je suis contente d'entendre que ça te plaise :D C'est vrai que là tout commence à s'accélérer, la véritable action va prendre le pas, et les révélations vont se faire de plus en plus présentes ;)

Donc voici la suite !

http://img4.hostingpics.net/pics/381048Capturedcran20161016032754.png

Chapitre 19 :

    L’air était glacial. Je ne savais pas comment j’en étais arrivée là. J’aurais pu vivre ma vie peinarde, en tout tranquillité, mais non ! Il avait fallu qu’on m’envoie veiller sur un sale adolescent braillard en pleine crise. Cooper allait m’entendre ! Bon, je jugeais Sam bien vite, à vrai dire, et même si je refusais encore de l’admettre, ce gamin me plaisait bien. Je retrouvai un peu de moi dans ses angoisses, son attitude têtu,  et ses remarques sarcastiques. Depuis que je l’avais rencontré je ne m’ennuyais pas. J’avais eu l’occasion de vivre pendant quelques temps ces années de lycée auxquelles je n’avais eu droit. Pas que cela me manque, sincèrement ce monde était infernal ! Juste que c’était plutôt sympa d’avoir sa petite bande de copains avec qui s’amuser. Quant à Rebecca, j’avais longuement prié pour son âme. Elle ne me pardonnerait pas, jamais, mais je pouvais tout de même lui souhaiter de trouver la paix dans l’au-delà. J’allais la venger, je ne savais pas encore qui était responsable de sa présence dans le parc cette nuit là, mais j’avais ma petite idée, et il allait payer cher ! Quoiqu’il en soit, ce n’était certainement pas le moment de penser aux autres. Là, j’étais mal ! Sérieusement mal ! Ils avaient réussi à me coincer. Je n’avais pas beaucoup d’endroits où aller … prise au piège. Et pour une fois, ce n’était pas moi qui avait les cartes en main, cette nuit je n’étais plus qu’un pion sur l’échiquier, ballotée à droite à gauche selon leur volonté. Les tremblements qui secouaient mon corps étaient les mêmes qu’à l’habitude, cette anxieuse envie de vivre. Je ne laisserai personne m’empêcher d’accomplir mon destin ! J’avais trop à réaliser avant de tirer ma révérence. Cependant, en l’état actuel des choses, je craignais que mon salut ne soit prématuré. La secte n’appréciait pas mes petites attentions et me le faisait sentir. Perdre deux de leurs membres en si peu de temps n’avait pas enchanté le groupe. Ce soir, c’était une véritable chasse à coure qu’ils organisaient pour se débarrasser du problème. S’ils croyaient en finir en me supprimant, ils se trompaient profondément. J’étais une mauvaise herbe parmi tant d’autres, on repoussait toujours, du moment qu’ils ne touchaient pas aux racines. Ils avaient profité d’un moment de faiblesse pour attaquer. Ils étaient trop nombreux pour que j’utilise une arme, j’attirerai trop vite l’attention, et ici ils étaient maître du jeu, sachant que des membres de l’autorité public leurs prêtaient allégeance, ils couvriraient l’affaire de leurs côtés. La ville, je la connaissais par cœur pour en avoir étudié la carte des heures et des heures, lorsqu’on travaillait comme moi, on ne laissait rien au hasard, il fallait une connaissance parfaite du terrain. Alors que j’aurais dû me croire dans un dédale, je devinais la suite du parcours sans difficultés. J’avais du mal à courir. Quelle idée d’avoir mis des talons ? J’aurais dû y penser qu’il me faudrait peut-être filer à toute allure … Enfin bon, c’était le meilleur moyen de mettre ma silhouette élancée en avant, et j’avais dû me faire belle pour une sortie avec des camarades de classe. Ordinairement, j’aurais refusé catégoriquement de me mêler à eux sans Sam, il était l’unique raison pour laquelle je sociabilisais, mais là notre dispute m’avait tellement agacée que j’avais bêtement accepté de suivre un groupe de gars au bar. J’avais besoin de calmer mes nerfs, de souffler, l’histoire d’un verre ou deux. Bien sûr, des gars du basket nous avaient rejoint. Ma victime préférée ! Léo, sur qui je m’étais amusée à faire mes griffes. Et le plus drôle était de voir sa tête dégoûtée quand j’obtenais du soutien des autres garçons. Voilà pourquoi j’étais habillée comme une pin-up, talon, robe, et tout le tralala. Inutile de vous faire le dessin de mon état pitoyable, difficile de fuir dans de telles conditions. Je courrais à travers la ville endormie, à chaque foulée de la buée se formait devant ma bouche. Je haletai sous l’effort, l’alcool et le sport n’étaient pas un bon mélange ! Je tournai à gauche, mais leurs ombres m’indiquaient la barrière humaine contre laquelle je me heurterais en continuant. Génial ! Ils m’avaient conduit exactement là où ils le voulaient : une impasse. C’était bien ma veine. Cette fois-ci je ressentais de la peur, comme jamais je n’en avais ressenti depuis une bonne décennie. J’allais mourir ? L’idée se faisait de plus en plus réelle dans mon esprit. Et tout ça pourquoi ? Pour un simple moment d’égarement, deux petites heures à oublier ma condition … Impossible. J’étais tellement bête. Tellement, tellement bête ! Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même pour mes bêtises, j’étais coincée, et personne ne viendrait me sauver. J’étais seule. Cette pensée me glaça le sang. Il fallait donc affronter la fin courageusement. Je me retournai dans leur direction. Ils avaient gagné. J’étais faite comme un rat … Hors de question de leur donner la satisfaction de me voir pleurer cependant ! J’affrontais chacun d’eux d’un regard provocateur.
-On te tient sale monstre ! grogna l’homme qui s’était avancé devant les autres, son jouet mortel en main.
Je plissai un sourcil moqueur avant de sourire, une lueur de défi dans mes prunelles.
-Je ne suis certainement pas le seul monstre ici, j’en contemple une meute entière, déclarai-je en observant chacun de leurs visages.
Aucun ne cilla, il n’y avait pas un regret en eux, ils pensaient sincèrement se battre pour une cause en or. Qui leur avait ainsi lavé le cerveau ? Je me le demandais bien … Á vrai dire nous n’étions pas si différent, eux comme moi, lutions de toutes nos forces, nos objectifs différaient évidemment, cependant nous étions prêts à aller jusqu’au bout de l’aventure pour la mission qu’on nous avait confié. Je fermai les yeux pour me recentrer. Réciter une dernière prière avant de quitter ce monde. J’entendais les cliquetis de leurs armes tandis qu’ils s’excitaient, ils n’étaient que les gammas, attendant que l’alpha ne m’achève. Je croisai enfin son regard, froid, dur, imperturbable ; une seule mission : m’éliminer de son chemin ! Nous nous sommes regardé pendant une bonne minute avant qu’il ne lève son arme dans ma direction. J’accueillais finalement la fin à bras ouverts. J’avais couru très longtemps pour survivre, et c’était ici que le chemin s’arrêtait, dans une impasse minable. Il appuya son doigt sur la gâchette et la détonation résonna dans mes oreilles. 





Hey, juste un petit truc qui n'a rien à voir, voici une bannière pour vous annoncer que la suite est chargée en surprises ;)


http://img4.hostingpics.net/pics/120117BannireLetempsestvenu.png

En fait je me suis amusée à faire quelques petites bannières du coup j'en profite pour vous les montrer :p

Pour le chapitre du parc :

http://img4.hostingpics.net/pics/315818BannireLejeudelavieetdelamort.png

Et il y a en prime la bannière du chapitre ! :3

Dernière modification par hikaru552 (2016-10-16 03:32:15)


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#59 2016-10-17 15:41:14

vanouloup
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Re: ~ Métamorphose ~

NON!!!!!!! c'est pas possible, je veux savoir!!!!! Catitiz_PDT_29


L'éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde.
Tu n'aimes pas les animaux? J'm'en fous je t'aime pas non lus! Catitiz_PDT_12

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#60 2016-10-22 13:02:33

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Et bien si tu veux savoir Vanouloup voici la suite :) Mais je ne suis pas certaine qu'elle réponde comme tu le voudrais à tes interrogations … elle risque d'en apporter d'autres xD

Bonne lecture !

http://img4.hostingpics.net/pics/571455BanniremortdeSonta.png

Chapitre 20 :


    Le tableau noir se remplissait au fur et à mesure que je le fixai. Ma main ne bougeait pas pour autant afin de recopier le cours. J’étais absent, dans ma bulle, insonorisée. Les lèvres du professeur de philosophie se déplaçaient et ses expressions changeaient mais je n’entendais rien. Plongé dans mes pensées, je n’arrivais à me concentrer sur rien, les paroles de Sonya me trottaient constamment en tête : Je sais que tu m’accuses de tous les torts cependant, je peux te garantir que je suis innocente pour au moins la moitié de ces crimes. Elle n’était pas seule. J’avais du mal à la croire et en même temps je ne pouvais pas remettre tous ses propos en doute car je savais mieux que quiconque que les créatures étaient les cibles de ces attaques. Une secte ? Des gens qui persécutaient les surnaturels. Cela ressemblait à l’inquisition ou au Ku Klux Klan, donc fortement possible. La violence humaine trouvait n’importe quel prétexte pour se manifester. Mais pourquoi ne pas mettre tout le monde au courant si certains humains savaient ? … L’idée que la société entière sache me glaça le sang : lynchage, meurtre, ghettos, asservissement … la liste était longue. La « secte » ne tenait donc pas à semer la panique au sein de la société actuelle, c’était déjà un point positif. J’avais peur, peur de ce que je découvrirais si je creusais d’avantage. Je me sentais un peu comme un détective à la recherche d’un disparu qui retrouvait un doigt de la victime et priait de tout cœur de ne pas retrouver le reste du corps six pieds sous terre. J’avais presque envie d’enterrer tout ça dans une boîte et prétendre de n’en savoir rien. Le problème avec la vérité était que quand on en découvrait un bout, la curiosité poussait toujours à mener l’enquête plus loin, comme lorsqu’on assemblait deux pièces de puzzle et qu’il commençait à dessiner une forme qu’on veut finir par révéler.
-Un peu de concentration je vous prie jeune homme, dit le professeur pour la troisième fois de l’heure.
D’après son regard exaspéré, je comprenais que j’avais intérêt à me tenir d’ici la fin du cours. Heureusement qu’il ne restait que dix minutes. Edward qui copiait la leçon et les remarques de l’enseignant s’intéressa à moi.
-Et bien qu’est-ce qu’il t’arrive aujourd’hui mon grand, c’est pas toi de te faire reprendre comme ça …
J’haussai les épaules.
-Je suis fatigué, soupirai-je avec toue la discrétion d’un adolescent qui refuse de se faire enguirlander une fois encore par son prof.
-Toi et Sonya avez des choses à raconter ? plaisanta-t-il en me donnant un coup de coude léger dans les côtes.
Très drôle ! exprima mon regard à ma place. Il n’avait pas tort, mais je n’étais responsable en rien de l’absence de l’adolescente ce matin.
-J’ai mal dormi, je me suis réveillé à quatre heure du matin sans pouvoir me rendormir, la routine quoi.
Encore ce foutu cauchemar ! Je m’étais tourné et retourné mais impossible de replonger dans le sommeil et avec les évènements de la veille, comment dire que je n’étais pas frais, frais, ce matin au réveil. Je sortais la tête de l’eau pour éviter de me noyer mais cela n’allait pas plus loin, juste de quoi survivre.
-Pas de bol, on dirait bien que tu deviens insomniaque mon pauvre Sam. Si tu veux qu’on parle de ce qui te tracasse n’hésite pas, si je peux t’aider.
Edward était toujours prêt à filer un coup de main, c’était quelqu’un de généreux. Cette fois-ci il n’était pas en mesure de m’aider, et je n’étais certainement pas prêt à me confier.
-Merci, je vais bien, je t’assure. Je dois simplement être un peu stressé par les examens qui approchent et ce genre de choses.
Edward me connaissait trop bien pour croire mes mensonges, par politesse cependant, il n’insista pas. Comme tout bon élève qui se respecte, il retourna à sa prise de notes, me laissant de nouveau dans mes pensées.

    On ne pouvait pas dire que ce cours avait été très utile pour moi, heureusement en parfait camarade de classe, Ed m’avait laissé sa feuille pour que je la photocopie, ce que j’étais allé faire aussitôt la fin du cours. Je tenais la copie encore chaude dans ma main, elle sentait l’encre, cette odeur particulière des impressions récentes. En entrant dans le foyer, j’espérai que personne ne me remarque après ma petite dérive d’hier. Étrangement je trouvais Léo, seul, à lire le journal. C’était rare de ne pas le voir roucouler.
-Salut, lâcha-t-il en relevant la tête.
-Salut, Ed n’est pas avec toi ?
Je tenais toujours sa feuille, prêt à lui rendre. D’un coup de tête, Léo m’indiqua le centre du bâtiment où je retrouvais mon ami en train de batifoler avec sa belle rousse. Ok, cela répondait trop bien à ma question. Je rangeais les cours de philo en gardant en mémoire de retourner l’original à son auteur.
-Au moins l’un de nous s’en sort bien, soupira Léo avant de se concentrer de nouveau sur moi.
Je laissais le couple à ses amours.
-Ouais, enfin tu n’es pas mal non plus, quoique ces derniers temps j’ai comme l’impression que tu fais un régime. Tu es finalement sevré ?
L’adolescent hésita longuement pour finalement ignorer ma question.
-Je ne vois pas miss pot de colle ambulant aujourd’hui ? C’est rare de ne pas la voir dans les parages. Je comptais me venger de ce qu’elle m’a fait subir au bar. Cette garce n’y est pas allée de main morte ! Enfin c’est vrai qu’elle ne traine plus vraiment avec toi, mais bon, j’espérait bien la remettre à sa place.
-Elle n’est pas là en effet, bon débarras si tu veux mon avis. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aimerai qu’elle ne remette plus jamais les pieds dans ce lycée.
Il eut une expression légèrement peinée sur le visage, comme si j’avais dit quelque chose d’horrible.
-Tu ne devrais pas parler trop vite … hier Sonya est rentrée toute seule, et je viens de lire dans le journal qu’il y a eut une nouvelle victime. Une fille blonde de notre âge. Apparemment l’assassin a tellement amoché le corps que la police scientifique n’a pas encore su donner son identité … Et si c’était elle ? On était dans le coin … j’ai beau ne pas la supporter, je me sens responsable, je n’arrête pas de penser : et si je l’avais raccompagné !
Je secouai doucement la tête, je savais à quel point les « si » étaient pesant. La mort de Rebecca était encore fraîche et ma responsabilité était tellement plus lourde.
-Elle t’aurai ri au nez je pense, elle aurait refusé. Crois moi, Sonya est indépendante comme l’Amérique du Royaume-Uni. Et puis sincèrement, cette fille n’est pas aussi faible qu’on le pense, tu l’as bien vu quand elle nous a mis la raclée de notre vie au basket, déclarai-je pour le rassurer.
Sonya morte ? Mon œil. Elle devait être l’auteur du crime, et elle avait pris la poudre d’escampette pour disparaître de cette ville. Finalement, elle ne m’avait raconté que des mensonges.
-Je n’en sais rien, j’ai comme un mauvais pressentiment. La police ne connaît toujours pas l’identité du meurtrier, peut-être qu’il a pu la vaincre.
Son ton inquiet m’étonna, mais s’il se sentait responsable, je comprenais son état d’âme. Je le cognai dans l’épaule d’un poing ferme.
-Tout ira bien, elle reviendra te pourrir la vie, cette fille est une vraie hydre : tu lui coupes la tête et deux en repoussent, dis-je d’une voix amusée.
Je parvenais enfin à lui décrocher un sourire.
-Sincèrement, c’est vrai qu’elle est coriace, dit-il en hochant la tête.
Une courte pause s’installa avant qu’il ne reprenne.
-Et je change complètement de sujet, mais avant d’oublier, nous n’avons pas entrainement de basket ce soir. Il est reporté à demain car les handballeurs nous ont encore piqué le terrain intérieur, maugréa l’adolescent dont le changement de programme n’enchantait guère. Comme si on n’avait que ça à faire alors que les tournois approchent. Et le match amical de ce week-end contre le lycée Dali, il faudrait qu’on pense à le préparer.
Je hochai la tête, il avait raison en ce qui concernait le match : nous n’étions pas prêt, et même s’il s’agissait d’une rencontre sans enjeux, elle servait tout de même à se positionner face à nos adversaires et faire parler de nous. Je comprenais l’impatience de Léo. Moi-même j’appréhendai un peu la rencontre, je n’étais même pas certain de jouer au vue de ma fore physique de ces derniers jours. Mes amis seraient déçus mais je pourrais me reposer un peu si Sonya continuait à être absente de ma vie. Tandis que je réfléchissais, une jeune fille aux cheveux courts s’était rapprochée de nous pour entamer une conversation avec Léo. Alors monsieur était-il toujours à plaindre ? Ce n’était pourtant pas encore le printemps et voilà que tout mes amis se croyaient à la saison des amours. Cette atmosphère mielleuse me donnait des frissons dans le dos. Je m’échappai discrètement pour leur laisser une certaine intimité malgré la foule du foyer.

    Je rangeais mes livres dans mon casier, Ed m’avait abandonné pour rejoindre Clara à la bibliothèque. Faute d’entrainement de basket, il avait directement saisi l’occasion pour passer du temps avec sa dulcinée. Ces deux là étaient de vrais inséparables amoureux. Á se demander pourquoi ils avaient mis tout ce temps à se rencontrer. Deux âmes sœurs. Quelle ridicule idée, moi je ne croyais pas à ces histoires stupides de moitié, mon expérience m’avait amené à croire que tout avait inévitablement une fin. Et que l’amour loin d’être un flot tranquille ressemblait d’avantage à un volcan. La passion brûlait toujours au début, s’accumulait, puis venait le temps du calme plat avant l’explosion : dans la plupart des issues celle-ci était fatale. Je claquais la porte en fer avant de jeter mon sac sur mon épaule et m’éloigner en direction de la sortie. Il n’y avait pas grand monde dans les couloirs en cette fin d’après-midi, et ce fut par le plus grand des hasards que je tombai sur Laura, seule à son casier. Nous étions bien sûr dans la même classe, les occasions de se croiser n’étaient pas rares, mais la belle blonde se déplaçait rarement seule. Nous ne nous étions pas reparlé depuis l’incident de la fête. J’avais honte, et l’apparition de Sonya n’avait pas arrangé la chose. Enfin quoiqu’il en soit, je devais saisir cette occasion, même si lui présenter de plates excuses ne me semblait pas approprié.
-Salut, lançai-je en m’approchant pour venir m’adosser aux casiers.
Elle leva les yeux dans ma direction, un regard sombre et désintéressé. Je pouvais comprendre, la situation était aussi étrange pour elle que pour moi. J’allais la relancer quand soudain elle se redressa face à moi, les bras croisés.
-La poupée Barbie n’est pas là ? C’est rare de ne pas la voir dans les parages à te balader comme un petit chien.
Ironique venant d’une poupée Cindy ! Les mots de Sonya résonnèrent dans mon esprit. C’était exactement le genre de remarque que ferait cette dernière. Laura y allait fort, elle devait être très fâchée contre moi. J’abaissai les yeux, gêné par ce qu’elle venait de dire.
-Rien à répondre ?! demanda-t-elle toujours aussi venimeuse.
-Tu sais, ce qui est arrivé à ta fête, j’en suis sincèrement désolé, désolé pour la peine que je t’ai causée … je n’ai jamais voulu te faire du mal. Ce soir là j’étais dans un état second, je n’étais pas au sommet de mes capacités cognitives. Si je pouvais revenir en arrière pour changer les choses, je le ferai, je te promets que les évènements auraient pris une autre tournure !
Laura cligna des yeux pour chasser les larmes qui voulaient percer à travers les barrières de ses paupières. Elle n’avait plus rien de la puissante meneuse de groupe, elle semblait à cet instant aussi fragile qu’une orchidée ballotée au gré du vent. Je voyais à quel point elle luttait pour retenir son chagrin. J’avais l’impression qu’on m’enfonçait un couteau dans le cœur.
-Moi aussi j’aimerai qu’on puisse revenir en arrière, mais ce qui est fait, est fait. On ne peut que continuer à avancer sur le chemin qu’on a choisi d’emprunter.
Elle s’essuya les yeux à l’aide d’un mouchoir en papier qu’elle venait de sortir de son sac. L’instant d’après la forte tête que je connaissais était de retour.
-Laura, j’aimerai que tu acceptes mes excuses. Je sais que ma conduite a été exécrable. Je n’aurai jamais dû fuir de la sorte, et surtout t’éviter depuis ce soir là. Je suis lâche, je n’avais pas le courage de t’approcher. J’aimerai tout de même que tu acceptes qu’on reste amis ? osai-je proposer, espérant l’avoir convaincu que le problème venait de moi et non d’elle.
L’adolescente aux yeux sombre me fixa longuement, muette. Devant ce silence, j’avançai une main pour la poser sur son épaule svelte, un geste qui se voulait réconfortant, amical.
-Laura …
Je n’avais pas le temps de finir qu’elle poussa ma main avec violence, me foudroyant d’un regard noir, clairement hostile.
-Je suis désolée que les choses se passent ainsi, mais « nous » ce n’est plus possible. Ton attitude n’était pas seulement exécrable, elle était monstrueuse. Sam, je ne veux plus te revoir, tu es un monstre ! lança-t-elle avant de s’éloigner.
Je restais sidéré. Ces mots … ils étaient tellement violents, comme des fléchettes qu’on lançait directement sur moi. Monstre. Dans ses yeux brillait quelque chose d’effrayant quand elle l’avait prononcé, se pourrait-il que …



J'espère que le chapitre vous a plu. Il ne répond pas à beaucoup de questions, mais n'ayez crainte, la suite risque de vous apporter des réponses. Les 3 prochaines chapitres vont être intenses, et le 4e va être semé de révélations ! Donc accrochez-vous :D

Dernière modification par hikaru552 (2016-10-22 13:04:07)


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#61 2016-10-24 11:42:03

clem69
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Re: ~ Métamorphose ~

C'était le feeeeeeeeeu ces deux derniers chapitres !!

Mais j'avoue, tu apportes plus de questions que de réponses là !! Donc j'attends (comme d'hab en fait) la suite avec grande impatience :))

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#62 2016-10-26 19:33:11

hikaru552
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Re: ~ Métamorphose ~

Ah ah oui en effet vous entrez dans le coeur de l'histoire, ça part en cacahuètes pendant quelques chapitres Catitiz_PDT_27  Mais promis, après les trois chapitres qui vont suivre il va y avoir des grosses révélations. Et j'espère de quoi satisfaire certaines de vos questions :)


http://img15.hostingpics.net/pics/249120LapeurlecourageBannire.png

Chapitre 21 :

Je saluai Zain d’un signe de la main tandis que nous nous séparions à un carrefour. Mon camarade du basket et moi avions décidé d’aller courir afin de nous préparer physiquement pour la saison des tournois. Ce week-end, le match avait été plus que serré. Monsieur Faugères n’était pas satisfait de notre prestation. Comme anticipé, j’avais été écarté de l’équipe et mis sur les bancs des remplaçants afin de me ménager avant les véritables confrontations. Un petit nouveau avait pu prendre ma place pour tenter sa chance, mais la fluidité de jeu en avait pâti. Léo et moi étions un duo de choc, et même s’il s’était bien débrouillé avec le nouveau, il manquait ce petit plus. Notre entraineur avait ordonné aux membres de l‘équipe de faire une remise en forme, un entraînement à prendre très au sérieux. Zain m’avait donc proposé un footing puisque nous avions la même cadence, ce qui était plutôt pratique.
Je courrais à présent de mon côté, sous les rayons de soleil hivernal, qui mine de rien tapaient forts aujourd’hui. Dans cette atmosphère agréable je me sentais invincible, comme si je pouvais courir sans plus m’arrêter. J’évitai une jeune femme et son doberman sur le trottoir avant de faire halte au passage piéton. Je n’étais pas suicidaire au point de me jeter sous des pneus d’une voiture. Enfant, je me moquais toujours de ces sportifs qui sautillaient sur place au lieu de marquer un arrêt lorsque le bonhomme était rouge pour traverser, maintenant je comprenais la frustration d’avoir à s’arrêter. Je trottinai à ma place avec impatience, comptant les secondes dans ma tête, jusqu’à ce que le vert illumine le sigle pour traverser. Ma course reprenait de plus belle. J’arrivais bientôt au bord du canal, un lieu particulièrement agréable pour courir. Un large couloir d’eau passante qui permettait à des bateaux de plaisance et à des péniches multicolores de traverser le territoire sans avoir à poser le pied à terre. Même si ce n’était pas le lieu le plus calme, une faune aquatique avait trouvé son bonheur et vivait là en permanence. On croisait donc quelques rats musqués, des poules d’eau, et des canards. Cela rallongeait le chemin pour rentrer chez moi, mais il était tellement plus tranquille. Une adolescente svelte et athlétique arriva en face de moi. Pendant quelques secondes j’eu l’illusion qu’il s’agissait de Sonya. Mais non, ses cheveux étaient trop foncés pour que ce soit elle. Elle n’avait toujours pas repointée sa tête de vipère. Au lycée le bruit courrait que c’était son corps qui avait été retrouvé par la police. Léo avait même dû subir un interrogatoire dans le bureau du directeur, de même que les autres jeunes présents à la dite dernière soirée de Sonya. Malgré tout, les services publics n’avaient pu identifier certainement la demoiselle. Je me demandais si c’était vraiment elle, j’avais du mal à croire à sa mort. Sonya était un sacré personnage, comment savoir si elle était en vadrouille à l’autre coin du globe, ou sur la table d’autopsie en tant que cas irrésolu ? Quelque part, j’imaginais qu’avec son sens de l’humour particulier, elle m’aurait fait signe pour se moquer ouvertement de ma naïveté depuis le temps, ou elle avait pris notre dispute au pied de la lettre et comptait effectivement ne plus m’adresser un mot …

Mon portable sonna, de nouveau dans le monde réel je cherchais l’appareil d’une main distraite jusqu’à le dénicher. J’avais ralenti ma course jusqu’à marcher.
-Oui allô ?
-Sam c’est Edward, … je …
Sa voix hésitante m’inquiétait, il n’était pas dans son état normal.
-Ed, tu vas bien ?!
-Sam, je crois que j’ai besoin de parler.
Ouf ! Soupir de soulagement. Au moins il ne m’annonçait pas la mort d’un camarade ou un terrible accident, au moins pas encore.
-Je suis sur le canal. Dans cinq minutes je serai dans le quartier, tu veux qu’on se retrouve au parc ? proposai-je en baissant les yeux vers ma montre.
Si j’accélérai le rythme, j’y serai dans sept minutes au maximum. Petit défi personnel.
-Oui, sortir me fera du bien, en plus il fait beau cet après-midi, déclara-t-il un peu plus posé.
-Et amène moi un bouteille d’eau, s’il te plait ? ajoutai-je avec malice.
Il rigola, je le voyais secouer la tête d’un air : il est pas bien celui-là.
-Ok, et du déo aussi ? Je voudrais pouvoir respirer mais si tu arrives dégoulinant de sueur je risque de pas trainer trop longtemps avec toi.
Nous étions de véritables gamins, fidèles à nous-même.
-Pourquoi pas, du déo, une serviette, et même la douche si tu peux. Aller, à tout de suite !
-Ciao !
Dès qu’il raccrocha, je jetai le portable dans ma poche pour reprendre ma course à un rythme Mo Farah, pas Usain Bolt, pas encore.

Je volais au-dessus du portillon du parc, un peu de saut de haie pourquoi pas. Là où j’atterris à pied joint, les genoux fléchis pour amortir la chute, un fin nuage de poussière se souleva, les fées des particules comme me l’avait si souvent répété grand-père Frederik de son vivant. Je poursuivais ma route jusqu’à tomber sur Le banc, notre banc. En été et lorsqu’il faisait chaud, nous retrouvions Léo ici pour discuter et tout simplement s’évader de notre quotidien. Edward m’y attendait, réchauffé par les radiations solaires, il agita frénétiquement la bouteille et la serviette à mon approche. Je le trouvai bien mieux que ce que j’avais imaginé, mais de près, j’aperçus ses yeux rougis, il avait pleuré.
-Salut ! m’exclamai-je en arrivant épuisé devant le banc.
Heureusement que je pouvais m’écrouler là à bout de force.
-Á défaut d’avoir pu emmener la douche, répondit Ed qui me tendit la serviette. Record personnel battu ? demanda-t-il ensuite, un sourire aux lèvres.
Trop faible pour répondre verbalement, je levai le pouce victorieux, avant de m’essuyer le visage et la nuque à l’aide du substitut de douche apporté par mon ami.
-Enfin, on s’en fiche de moi, qu’est-ce qui t’arrive, j’ai cru que tu allais m’annoncer la mort de quelqu’un …
Edward baissa les yeux, il venait de perdre son étincelle, j’aurais peut-être dû y aller en douceur.
-Clara et moi avons rompu.
D’un traite. Sans tremblement. Brutal. J’en étais abasourdi, eux qui s’entendaient si bien. Pour moi il aurait fallu que des extraterrestres en embarquent un à l’autre bout de la galaxie pour qu’ils se séparent.
-Ah bon … mais pourquoi ?
Il haussa les épaules dans un mouvement désinvolte.
-Je sais pas trop comme l’expliquer … On était ensemble cette après-midi, chez moi. On n’était jamais allé plus loin que de se tenir la main et s’embrasser. On était assis sur le lit et les choses ont commencé à s’enflammer.
Malgré que je luttai pour ne pas voir la scène, mon imagination florissante dessinait tout dans les moindres détails : la chambre rangée d’Edward, les visages des deux protagonistes, et le feu brûlant qui les consumait.
-Avant que nous n’en ayons conscience nous étions en sous-vêtements sur mon lit. On a continué notre exploration un temps avant que Clara ne se dégage. Elle était agenouillée devant moi, tête basse, les épaules tremblantes. J’ai pensé que j’avais fait quelque chose de mal, comme c’était ma première fois et tout, et tout …
Ses pommettes rougissaient légèrement, il était gêné d’en parler. Alors que Léo lui nous racontait certaine expérience en long, en large, en travers, Ed lui était beaucoup plus pudique. Peut-être la nouveauté de la chose. Il inspira profondément avant de poursuivre.
-Et là, elle a tout simplement éclatée de rire, et j’ai fait pareil. Le stresse de la situation, je ne sais pas, tout me semblait si ridicule. Clara était d’accord, cette situation, ce n’était pas nous, ce n’était pas ce qu’on voulait. Alors on est resté comme ça, à moitié nu dans les bras l’un de l’autre à discuter. On a décidé d’un commun accord de rompre, parce que ce qui nous unissait n’avait rien de physique, nous avions suivi les conventions pour rentrer dans une case plutôt que de rester comme on était : amis ! Voilà, j’étais content que ça se passe comme ça. Mais une fois qu’elle était partie, une vague immense de solitude m’a assailli, et j’avais besoin d’en parler …
Soulagé de découvrir que l’histoire n’était pas aussi affreuse qu’on pouvait le penser, j’échangeai une boutade amicale avec lui.
-Bon et bien, il vous reste votre amitié, c’est quand même pas rien, dis-je pour le réconforter.
Quant à la solitude, personne ne pouvait guérir aussitôt, on revenait à la normal lorsqu’on se sentait prêt.
-Et toi avec Alice, comment s’était passée votre rupture, tu n’en as jamais vraiment parlé…

Alice. La demoiselle solitaire. Alice, la première fille avec qui j’étais sorti. Cela remontait à la seconde, ma première année de lycée. Je n’étais pas encore très proche de mes camarades, je ne leur avais pas raconté la totalité de mon aventure. Cette fille était discrète, presque invisible. Si elle passait du temps avec des gens, on devinait qu’elle y tenait énormément. Notre première rencontre relevait du clichée numéro un des romans d’adolescents. Je rangeais des livres dans mon casier quand quelqu’un m’était tombé dessus. J’entendais un pouffement accompagné de gloussements qui me mirent hors de moi. Que me voulaient encore ces pestes ?!
-Pardon, j’ai trébuché, s’exclama une jeune fille aux yeux gris comme le ciel orageux.
-Voyons Alice, tu devrais faire attention et ne pas te jeter sur Sam n’importe comment. Sam est mignon, mais il n’a pas envie qu’on l’abuse de cette façon, déclara la peste numéro un de service.
Il était clair qu’on l’avait poussé, pourtant Alice se fit toute petite, s’excusa pour sa maladresse et passa son chemin. Curieux. Je détestais les bourreaux et n’avais pas tardé, quelques jours plus tard à retrouver la jeune fille. C’était une pause de midi, elle était assise seule sur une table en bois au milieu de la pelouse, trempée par la bruine. Mon instinct m’avait poussé à la rejoindre.
-Salut, tu ne rentres pas à l’abri ? demandai-je curieux de constater qu’elle ne bougeait pas malgré l’humidité de l’air.
Á cela elle secoua sa chevelure noire de jais et me sourit. Elle avait un cadenas sur la bouche, aussi muette qu’une carpe.
-Tu ne devrais pas te laisser faire par ces vaches, elles profitent de ta timidité pour te faire du mal.
Alice balançait ses jambes dans le vide, les yeux levés vers le ciel gris. Elle haussa les épaules.
-Oh tu sais, ce n’est pas si grave si je ne leur plais pas, je ne les aime pas non plus. Tout ce qui compte c’est que des gens bien me remarquent et m’apprécient.
De là nous avions passé de plus en plus de temps ensemble avant qu’on n’officialise notre histoire. Mais Alice avait dû quitter le lycée à cause des horreurs que lui faisaient vivre quotidiennement les pestes, et ces dernières avaient été virées pour harcèlement moral. Notre relation s’était ainsi achevée.

-Et bien Alice a changé de lycée, elle partait dans l’est à des centaines de kilomètres d’ici. Á l’époque nous étions trop jeunes et immatures pour vouloir d’une relation à distance, alors on s’est quitté naturellement, d’un commun accord, un peu comme toi et Clara, dis-je à Edward à moitié plongé dans le souvenir de cette fille.
Je me demandais bien ce qu’elle était devenue depuis le temps.
-Ah oui, je comprends. Tu as toujours des nouvelles ?
Je secouai négativement la tête en guise de réponse.
-Tu n’as pas de chance avec les filles … Laura aussi t’a laissé tomber.
-Merci de me le rappeler, et nous n’avons jamais été ensemble je te signale !
Il haussa les épaules.
-C’était tout comme. J’arrête d’en parler si la situation te met mal à l’aise. Après tout la diva se fait suffisamment remarquer je pense, dit-il en faisant allusion à l’impressionnant soin qu’elle prenait à m’ignorer depuis notre dernière conversation.
Je pense que le lycée entier avait entendu parler de loin ou de près de cette histoire. Laura avait sa petite foule d’intéressés qui répandaient très rapidement les nouvelles. Son réseau avait un aspect impressionnant, effrayant même.
-Merci de m’avoir écouté, je me sens un peu mieux maintenant. Je pense que j’arriverai à appréhender la situation avec Clara, même si j’imagine que l’image de son corps en sous-vêtements ne risque pas de quitter mon esprit de si tôt, plaisanta-t-il d’un sourire rêveur.
La douleur de la rupture ne disparaitrait pas en un jour, mais mes deux amis retrouveraient très vite leur marques, je n’en doutais pas.
-Bon et bien, je vais te laisser pour ne pas empester les lieux plus longtemps avec mon fantastique parfum footing transpirant, m’exclamai-je en décollant mon T-shirt de ma peau humide. Je te rendrai ta serviette demain après l’avoir lavé, ajoutai-je en jetant le dit accessoire sur mon épaule gauche.
Ed me l’arracha après avoir levé les yeux au ciel.
-Rho ça va, pas la peine de faire des manières, j’ai prévu de faire une machine ce soir, file moi ça. Rentre plutôt chez toi tranquillement, on va dire que c’est le prix de tes services e psy, précisa-t-il avec un clin d’œil.
-Si tu veux, mais bon les amis sont là pour ça non ?
-Oui, enfin si j’avais parlé de ça à Léo il aurait rigolé e m’aurait dit que l’océan était plein de poissons à débusquer à condition d’avoir les bons filets.
-Léo n’a jamais eu le cœur brisé, c’est pour ça.
-Tu crois ? demanda Ed sans que je ne sache s’il rigolait ou pas. Allez salut Sam ! Á demain.
Je lui adressai un signe de main avant de m’écarter de mon côté sur la piste qui sillonnait le parc.

-P’tain sale clébard ! râla une voix de l’autre côté des buissons.
Je me figeais aussitôt. Je reconnaissais cette voix ! Chargée de froideur, abîmée par des années d’addictions, Sonya m’avait sauvé de ce type quelques semaines plus tôt. Il venait de l’autre branche du sentier, je croisais les doigts pour qu’il continue sur sa route et ne tourne pas dans ma direction. Un mastodonte tout en muscle cheminait à ses jambes. Un magnifique chien feu avec quelques tâches blanches sur son poitrail et sa figure, dont la génétique devait être rottweiler x pitbull terrier, un sacré chien ! L’animal aux muscles saillants était muselée et semblait répondre à son maître de façon bien aléatoire. Je plaignais la pauvre bête. Elle ne devait pas avoir la vie facile à en juger par le bandage qui parcourait son abdomen. J’étais sur le point de me retourner et disparaître quand un détail attira mon attention. De la poche du sweet-shirt bordeaux dépassait un morceau de tissu. Il me rappelait quelque chose … Rebecca ? On aurait dit un de ses foulards colorés. Mais comment ?! J’avais dû me tromper. J’avais vu l’adolescente mourir sous mes yeux. Que ferait ce type avec son foulard ? Ce type avait un lien avec la secte, je le devinai aisément à l’attitude qu’avait adopté Sonya face à lui. La même hostilité qui brillait dans ses yeux que lorsqu’elle parlait de ces gens meurtriers. Et si Rebecca n’avait pas été là par hasard ? Et si elle avait fait partie de la secte ? Cette idée me donna la nausée, je ne savais que penser. Les garçons avaient raison, je ne connaissais rien de Rebecca, si ça se trouvait elle n’était rien de la fille amicale que je croyais. Il fallait que j’en ai le cœur net ! Je poursuivais ma route sur les traces de l’étrange personnage.

Mes pas m’avaient entrainé le long du canal, loin, sur une partie délaissée. Pas une péniche colorée en vue seulement des vieilles bicoques croulantes et des barques noyées sous les algues. Un spectacle désolant. Je laissais une grande distance entre ma cible et moi. Vue les dents du molosse je préférai éviter de me faire surprendre. Nous avions marché plus d’une demie heure quand il emprunta un sentier perdu dans les broussailles dressées sur le bord du chemin. Où pouvait-il bien aller ? J’attendais qu’il s’éloigne avant de m’approcher, tous mes sens étaient en alerte. D’une main précautionneuse j’écartais les branches encore bien feuillues des chênes malgré l’hiver. L’énigmatique personnage avait disparu, je ne percevais plus sa présence. Mon sang était propulsé dans mon corps avec une pression phénoménale. Rien. Plus rien ! Pas même les halètements animal du chien. L’idée me traversa soudainement l’esprit : un guet-apens ! Et si tout cela n’avait été qu’un prétexte pour m’éloigner de tout, me tomber dessus dans les bois et m’achever sans plus de questions. Immobile, le sang cognait dans mes tempes, m’assourdissant. J’étais vulnérable. Ma main chercha instinctivement mon portable dans ma poche mais de quelle utilité me serait-il contre les crocs invincibles de la bête et les possessions illégales des membres de la secte ? Non ! La vie ne défilait pas encore devant mes yeux, il me restait du temps afin d’élucider ce mystère. J’avais une nouvelle pièce de puzzle en main, et je devais réfléchir afin de l’assembler aux autres sans tout casser. Je m’étais repris. Je pouvais de nouveau progresser sur ce sentier boueux. J’évitais les zones humides afin de ne pas laisser de traces de mon passage. Je débouchais sur une clairière où des arbres gigantesques avaient étendu leurs branches. Quelques flaques terreuses tapissaient la pelouse verte. Le lieu était parfaitement silencieux. De l’autre côté un cabanon aux airs fantôme se tenait tristement. Cela n’avait pas fière allure. Et je le vis lui, alors en face de moi. Le chien. Attaché sans sa muselière à une corde maigrichonne. Lui aussi il m’avait vu !



Oui, je sais, je suis désolée. Je vous abandonne encore une fois avec encore plus de questions, et un suspens insoutenable xD (enfin j'espère :p )

Dernière modification par hikaru552 (2016-10-26 19:39:29)


Don't take life to seriously !

"Cette tigresse était notre sœur. Dans l'univers, il n'y a qu'un souffle de vie que nous partageons tous.
Ceux qui tuent des tigres ou ceux qui tuent des hommes sont les mêmes"

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#63 2017-01-12 17:21:40

clem69
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Re: ~ Métamorphose ~

J'attends TELLEMENT la suite là !!!! Catitiz_PDT_18

(Je suis toujours à fond haha)

Dernière modification par clem69 (2017-01-12 17:21:55)

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